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6-11ans, l’âge de la raison.

L’âge de la raison, 6-11 ans

 

Qu’en est-il ?

 

L’âge de la raison succède la période œdipienne et renvoie à une évocation sereine jusqu’à l’adolescence. Cette accalmie n’empêche pas que des éléments fondamentaux telle la construction intellectuelle, affective et sociale se mettent en place.

 

Durant cette phase, la famille occupe une grande place. Elle représente le cadre des premiers échanges dans lequel l’enfant naît, évolue et reviendra, une fois devenu adulte.

 

LA FAMILLE a donc plusieurs rôles :

 

Subvenir aux besoins vitaux de l’enfant (besoins de base, besoins affectifs), introduire un cadre de référence au travers des habitudes et rituels quotidiens. Par exemple : après le souper, la routine tel que « moment histoire », et/ ou  « câlin  du soir», suivi de la mise au lit à heure régulière.

 

Développer son autonomie !

 

Avant 6 ans la famille accroît son autonomie dans les actions du quotidien.

Les parents lui apprendront à s’habiller « tout seul », à « mettre ses chaussures »,  à « faire ses lacets », etc …

L’enfant de 6 ans gère cela très bien, il attend d’être de plus en plus autonome en accédant à de nouvelles possibilités tel «  se doucher seul », « gérer ses devoirs », «  gérer son cartable », et j’en passe ….

Vers 9-10 ans apparaissent les premières revendications, envie d’accroître encore ses libertés (vouloir dormir chez une amie, faire du vélo seul, …), obtenir des droits  de « grand » (argent de poche, sortie, …). Il reste sur ses gardes quant aux incohérences «  je suis trop petit pour …. Mais par contre pour garder ma sœur je suis assez grand ! ». Il sera attentif à la confiance accordée et à toutes les manifestations qui en découlent. La contrepartie c’est que les critères sécurité, prudence émis par ses parents viendront remettre en question ses capacités.

 

D’où  l’importance de « trouver le bon compromis » qui respecte son émancipation, son bien-être et sa sécurité.

 

Chaque famille détient, énonce ses propres codes qui sont plus ou moins en concordance avec les normes sociales. A 6 ans l’enfant, au travers de ses activités côtoie d’autres enfants, avec d’autres codes, d’autres systèmes de valeurs.

Par exemple « Germain, lui, il a 2 mamans », «  Pierre, a 2 maisons », «  Liza, peut jouer tous les jours sur la tablette », « Chez Samia, on mange avec les mains », « Au Rugby, je peux être brut, pas à ma maison », …..

Ces variations amènent l’enfant à se questionner et cela peut parfois bousculer le sentiment de stabilité construit au sein de la famille.

 

Rassurez votre enfant et expliquez-lui que chaque famille, chaque entité à ses propres codes. Ceux de l’école, du club de sport ou de la maison peuvent différer.

 

 

Vers 7-8 ans, il devient en sorte « le représentant de la famille à l’extérieur ».

Le lien est vite fait entre le comportement de l’enfant à l’extérieur et la responsabilité engagée des parents. Ce qui conduit à bien des raccourcis du type : « il a des difficultés scolaires parce qu’il vient d’une famille à problèmes ». Votre enfant sera exemplaire chez les autres et avec vous un tant soit peu difficile.

 

Normal, il se sent en confiance avec vous ! Vous gagnerez à souligner ses qualités qu’il met si bien en évidence chez les autres sans remettre en question son comportement « exemplaire » avec un « Pourquoi es-tu si sage chez ta grand-mère ? »

 

Une autre conséquence de la diversification des cadres de vie  est que l’enfant réalise qu’il existe d’autres pensées, d’autres règles, d’autres modes de fonctionnement de ceux chez lui. Naît ensuite l’idée qu’il existe d’autres vérités que celles de la maison, ce qui l’amènera à être de plus en plus sensible aux incohérences, aux petites erreurs des parents, et qu’il s’empressera de souligner « puisque madame untel- qui sait tout- a dit ça ».

 

Chers parents la cohérence est de rigueur ! Ce qui sous-entend aussi que la vérité à son importance.

 

Vers 9-10 ans, le début des réserves que l’enfant émet à l’égard de ses parents.

Les comparaisons répétées couplées aux conflits répétés du quotidien favorisent leur remise en question et du coup ce mouvement de réserve car il fait forcément mieux de vivre chez son camarade de classe.

 

Pas de panique, il développe son esprit critique !    

 

L’enfant qui grandit est un enfant « sollicité », entre autre sur le plan psycho affectif. Il apprend énormément, devient de plus en plus « grand » et se voit confronter à une multitude de situations et de sentiments. Comme des éponges, ils prennent et se déchargent dans et au travers de la relation avec leur(s) parent(s). Il va s’en dire que la sérénité, avec laquelle le(s) parent(s) répondront aux indices de cette évolution, joue un rôle important dans le devenir de l’enfant et la qualité de ses relations ultérieures.

 

Ne pas minimiser leur vécu et les écouter « activement », est une clé essentielle.

 

Chaque rencontre, chaque partage, chaque apprentissage, chaque secret entre copains potentialise sa curiosité intellectuelle. La soif d’apprendre est là, à vous de l’abreuver en fonction de ses centres d’intérêts !

 

C’est aussi à cette période que la notion de pudeur et dégoût apparaissent, soyez-y attentif. La notion de droit et de justice fait son entrée. L’injustice sera mal vécue, être juste dans ses paroles, et dans ses comportements (montrer l’exemple), proposer des punitions en adéquation avec la situation, sans démesures. Expliquer les motifs d’une interdiction lui permettra de mieux l’accepter et de ce fait mieux la respecter.

 

 

L’âge de la raison est une période où l’affection, les câlins se manifestent moins par le geste ou la proximité physique mais est plus centré sur les mots, la parole, et les écrits. Il demande moins et marque un mouvement de recul, notamment devant les camarades.

 

Ne renoncez pas chers parents ! Cela reste une façon naturelle de lui exprimer de l’affection, il vous faudra accepter, sans vous offusquer,  que votre enfant grandit ! Accompagner cette évolution est une belle preuve d’amour ! Non ?

 

«  Chaque parent vient au monde, en même temps que son premier enfant. »  Ernts Kramer.

 

Trouver le juste équilibre entre le cadre, l’autorité, l’intendance et l’amour, le plaisir, le soutien est le challenge que chaque parent relève en faisant de son mieux, en se questionnant et en Aimant ses enfants avec un grand A.

 

Sur ce chemin de l’autonomie et de l’épanouissement de votre enfant, appréciez chaque étape et soyez fier de lui, soyez fier(e) de vous !

 

Eliza.

 

 

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